p0pi
19/05/1992
Celibataire
12 piercings : cinq à chaque oreilles, un à la narine droite, un à la langue.
(plus tard 1 ou 3 au nombril...Finir les oreilles....Peut être septum sinon l'oeil de Chat..)
J'aimerais dire que je vais bien ...
J'ai la constante sensation d'avoir perdu l'essentiel ...
Cette fois c'est bon ...
Personne pas même moi ne sait jusqu'où je suis prête aller par amour ...
Mais il ne se trouve personne qui soit prêt à être aimé de moi ...
Comment ne pas me détester...
Dites adieux à mon sourire .. Il m'a déjà trop servi à mentir ..
Pour quelqu'un qui hait le mensonge .. Je fais là une belle hypocrite...
Elle vient me prendre , subitement , pour me faire sombrer dans l'univers du rêve..A la renverse , temps perdant ainsi tout de sa crédibilité fatale dans un monde sordidement naïf qui nous fait subir les pires drames , ou nous laisse ébahis par la simple idée d'un bonheur qui nous est retiré , une fois notre fade enveloppe ressourcée par l'insondable oubli , tout le fruit de la passion des hommes qui s'éveille une fois la nuit tombée, soudainement , en attendant la venue d'un monde d'idylle , cette venue navrante , tardive et ardemment défendue par un conscient trop lâche ....
L'univers de mes rêves où je suis avec toi , toujours aimante et rêvant , cet amour partagé , d'un espoir infini , que malgré tout , l'éveil , n'achève jamais la nuit . Je l'aime d'une infinie passion cet ange arraché au ciel , voluptueux et subtil à qui je n'appartiens que sous le feu des lunes ...
C'est dans l'obscure et intime confidence de l'inconscience irréversible qu'il m'enlace , s'éprend de moi , j'entends ses tendres mots doux siffler entre ses dents ...Le souvenir me marque , mais frustrée , il m'obsède ... Quand le jour survenu , me fait réaliser que je n'ai rien vécu... Le sentiment d'inachevé , de perte , de dramatique trahison , seul demeure si j'ouvre les yeux...
Je les hais ces cieux , inextricables voleurs qui m'offrent ainsi l'amour prié , l'amour vanté , cette nuit , par ses nombreux baisers ....
Je me repais enfin , dans l'écrin de la nuit des étreintes tant souhaités dont je suis démunie, de tous les univers aillant étés offerts , dont nous sommes dépouillés à la venue du jour, les joies tant espérées que l'on attend sur terre , qui nous font oublier que j'attendrais toujours ....
(Petit texte écrit il y a quelques années..)
Par delà le rêve des gens , je m'envole et je comprends , tout ces gens qui me parlent semblent me juger mais cherchent à m'atteindre dans la profonde solitude ... les gens que j'aime souffrent et par eux , moi même ...